Paroles de grève – 1996

 

Synopsis

Décembre 95, la réforme de la sécurité sociale, autrement dit le « Plan Juppé « , soulève l’opposition des fonctionnaires et mobilise le personnel de la SNCF. Celui-ci s’engage dans une nouvelle grève en refusant aussi un énième contrat de plan. Elle paralyse tout le pays pendant trois semaines. Deux jeunes réalisateurs s’engouffrent dans les locaux de la gare d’Austerlitz et accompagnent les acteurs de la grève jusqu’au bout d’une expérience incertaine mais exaltante. Très vite, la mémoire des grandes luttes antérieures hante tous les esprits, notamment ceux des plus jeunes pour qui les sentiments d’injustice et le désir de changement cristallisent l’engagement naissant. L’attente, la convivialité, les problèmes familiaux, le découragement, la solidarité, les conflits, les utopies, l’espoir, l’idéologie, autant de signes et de traces d’une équipe de grévistes au travail. Les manifestations dont l’importance s’accroît, scandent ce que chacun aimerait voir déboucher au plein air, en plein jour. Entre les AG du matin et l’intendance, chacun à son tour se livre dans l’antichambre de l’entretien. Instants de répit à l’abri du tumulte, où la parole se libère dans l’espace qui lui est accordé.

 

Fiche technique

Documentaire – 49′ – France – 1996
Production : Les films de mars / Ceméa / En association avec La Sept-Arte
Réalisation : Sabrina Malek et Arnaud Soulier
Montage : Gilles Dinematin

Prix

Prix des journalistes ferroviaires au festival de Tours 1997